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Episode 2 : restauration de la statue du Sacré Cœur de Jésus

Publié le par ACTEURS

Les travaux ont bien avancé cette semaine. Les doigts ont été sculptés dans du tilleul et fixés sur la main. La main a été fixée sur la statue et les travaux de peinture ont commencé.

Episode 2 :  restauration de la statue du Sacré Cœur de Jésus
Episode 2 :  restauration de la statue du Sacré Cœur de Jésus

La main a été fixée sur la statue et les travaux de peinture ont commencé. Un couronne a été bricolée pour voir le rendu mais ce n'est pas la couronne définitive.

La suite au prochain épisode.

Episode 2 :  restauration de la statue du Sacré Cœur de Jésus
Episode 2 :  restauration de la statue du Sacré Cœur de Jésus
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Restauration de la statue du Sacré Cœur de Jésus

Publié le par ACTEURS

Bonjour à tous,

 

Qui ne connait pas le Sacré Cœur de Jésus depuis la projection du film qui a eu tant de succès en 2025 ?

La restauration de sa statue à l'église de Rignat, reportée d'année en année depuis 2017, s'imposait dans ce contexte.  Pour mémoire, la main de Jésus était cassée, ainsi qu'un de ses orteils et divers endroits étaient abimés.

Ce qui est prévu : nous avons acheté du bois tendre pour sculpter de nouveaux doigts qui seront fixés sur la main, la main sera ensuite moulée puis nous ferons une réplique de la main en plâtre que nous fixerons sur la statue. Pour la position de la main, nous avons pris exemple sur la statue du sacré cœur de Paray le Monial qui est assez semblable à la nôtre.

Le coût des fournitures avoisine les 60 euros pour l'instant. Il faudra rajouter environ 50 euros pour la peinture.

Un travail délicat mais notre artiste Jean-Yves a beaucoup de patience !

Un trou dans la tête de la statue laisse supposer que cette statue avait une auréole. Qui s'en souvient ? A-t-elle été vue dans l'église (sacristie, clocher...) ?

Je partage avec vous quelques photos des travaux en cours. 

Je vous ferai un point de l'avancement quand nous en serons au moulage de la main...

Hâte de voir le résultat !

Restauration de la statue du Sacré Cœur de Jésus
Restauration de la statue du Sacré Cœur de Jésus

La statue dans l'atelier de Jean-Yves :

Restauration de la statue du Sacré Cœur de Jésus
Restauration de la statue du Sacré Cœur de Jésus
Restauration de la statue du Sacré Cœur de Jésus
Restauration de la statue du Sacré Cœur de Jésus
Restauration de la statue du Sacré Cœur de Jésus
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Grand lustre de l'église

Publié le par ACTEURS

Aujourd'hui, nous avons changé les piles des bougies du grand lustre.

Si vous souhaitez allumer le lustre avec la télécommande, pensez à appuyer sur marche puis sur durée (2h) pour que les bougies s'éteignent automatiquement.

 

Grand lustre de l'église
Grand lustre de l'église
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Église de Rignat : oh la belle crèche !

Publié le par ACTEURS

Ce matin, nous sommes allés voir la crèche de l'église de Rignat. 

Elle est encore plus belle que l'an dernier.  Merci Nadine et Doris pour ce beau travail.

Des bougies et de l'encens pour se mettre dans l'ambiance, il ne manquait plus que les chants de Noël. 

 

Église de Rignat  : oh la belle crèche !
Église de Rignat  : oh la belle crèche !
Église de Rignat  : oh la belle crèche !
Église de Rignat  : oh la belle crèche !
Église de Rignat  : oh la belle crèche !
Église de Rignat  : oh la belle crèche !
Église de Rignat  : oh la belle crèche !
Église de Rignat  : oh la belle crèche !
Église de Rignat  : oh la belle crèche !

J'ai photographié le cahier car les compliments s'adressent à tous ceux qui font des dons et qui entretiennent cette église.

Église de Rignat  : oh la belle crèche !
Église de Rignat  : oh la belle crèche !
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Guerres napoléoniennes - soldats de Rignat morts en opération

Publié le par ACTEURS

Je vous ai parlé récemment des 3 volontaires de l'an II qui sont morts pendant la révolution (Charles Berger (mort en captivité 1799 ; Joseph Pilloud (Campagne d'Egypte 1800) et Jacques Berger (mort des suites de ses blessures 1794). A ces 3 décès, il convient de rajouter François Virieux (mort de maladie à Finale, Gênes en Italie).

Les guerres napoléoniennes  n'ont pas épargné notre petit village de Rignat. En effet, 6 soldats ont péri pendant ces opérations  :  

  1. Henri Lapras à Trévise en Italie en 1805 (Campagne d'Italie)
  2. Georges Rougemont à Foggia en Italie en 1808 (Campagne d’Italie)
  3. Benoit Buffet à Roveredo/Rovereto en Italie en 1810
  4. Claude Folliat, à Zamora en Espagne en 1812 (campagne d’Espagne)
  5. Charles Couilloux, à Epinal dans les Vosges en 1814 (Campagne de France)
  6. Philibert Laurendet, à Agen, en 1814 (Campagne de France)

Leur parcours en détail ci-dessous. 

On voit du pays avec nos Rignatis et on révise notre histoire de France !

Les hommes entre 20 et 25 ans devaient se faire recenser. Un tirage au sort déterminait qui allait partir à la guerre. Pour échapper à l'enrôlement, il y avait de nombreux stratagèmes :

  • Des soldats se mutilaient (doigt coupé, incisives arrachées, etc..)
  • Il fallait mesurer plus de 1,62 m – Napoléon va abaisser la mesure à 1,51 en 1813 pour récupérer plus de troupes – ne pas avoir un frère déjà sous les armes, ne pas être fils unique d'une personne de plus de 71 ans
  • Convoler, puisque tout homme marié est exempté de service.  
  • Autre solution pour échapper aux armes : avoir une famille riche qui paie quelqu'un pour aller se battre à votre place, un moyen peu égalitaire mais tout à fait légal.  Ainsi, la famille de Jean Marie Odet né en 1788 a payé Antoine Terrier de Bohas pour le remplacer. Antoine Terrier est mort en 1812 à Gérone pendant la campagne d'Espagne. 

 

Georges Rougemont :

Il naît à Rignat le 13 décembre 1786, fils de Jacques et Marie Berger. Il décède à Foggia Italie le 19 août 1808, âgé de 22 ans.

Parcours militaire plausible de Georges Rougemont (1786–1808)

1. Jeunesse et contexte familial (1786–1806)

Né en 1786, Georges Rougemont grandit pendant la Révolution française.
En 1806, il a 20 ans, âge où il entre directement dans les classes concernées par la conscription impériale.


2. Conscription et incorporation (1806 ou 1807)

À partir de 1806, Napoléon recrute massivement pour les campagnes d’Italie et de Prusse. Les hommes nés en 1786 appartiennent à la classe de conscription de 1806.

Il est donc très probable qu'il a été tiré au sort en 1806, puis dirigé vers un dépôt d’infanterie du 101 régiment, où il suit 2 à 4 mois d’instruction (maniement du fusil modèle 1777, marches, discipline de campagne).

À 20 ans, il correspond parfaitement au profil recherché pour l’infanterie de ligne.


3. Envoi au 101 de ligne – Campagne d’Italie du Sud (fin 1806 – 1807)

Les bataillons du 101 régiment sont envoyés soutenir l’armée française dans le Royaume de Naples, alors sous contrôle français.

Le 3 bataillon, auquel il appartient, sert essentiellement : dans les Pouilles, autour de Foggia, Manfredonia, Bari…

Sa mission :

  • occupation, maintien de l’ordre, pacification du territoire, protection des convois et dépôts français.

Les combats sont rares, mais les marches sont longues et les conditions sanitaires pénibles.


4. Année 1808 : service en garnison dans les Pouilles

À 22 ans, Georges Rougemont est un jeune soldat probablement en service depuis un an environ.

En 1808, les troupes françaises en Italie du Sud sont décimées par :

  • le paludisme, les fièvres typhoïdes, la dysenterie, les conditions de logement insalubres.

La région de Foggia est particulièrement réputée pour ses fièvres pernicieuses.


5. Maladie, hospitalisation et décès (août 1808)

  • 7 août 1808 : il est admis à l’hôpital militaire de Foggia.
    À cette époque, mettre un soldat à l’hôpital signifie que la fièvre est sévère ou persistante depuis plusieurs jours.
  • 19 août 1808 : décès après 12 jours d’hospitalisation.
    Ce délai est typique des fièvres paludéennes graves ou d’une infection aiguë.

Son décès survient donc moins de deux ans après son incorporation, dans une période où les maladies font plus de victimes que les combats.

Charles COUILLOUX :

Il est né le 28 avril 1793 à Rignat, fils de Didier et Reine Catin.

Le 6 janvier 1814, il décède à Epinal Vosges à l'age de 21 ans.

Transcription de son acte de décès : ACTE N° 8

L’an mil huit cent quatorze, le sept du mois de février, à dix heures du matin,
devant nous, Claude Charles Nicolas Delaunay, maire faisant fonctions d’officier de l’état civil de la commune de l’Épinal, canton de l’Épinal, département des Vosges, sont comparus les sieurs : Dieudonné Hyacinthe Dominique Abram, administrateur de l’hospice civil d’Epinal y résidant, âgé de quarante-trois ans, et
Joseph Laurent Vagnet, commissaire de police au dit lieu, âgé de quarante-deux ans, lesquels nous ont déclaré que Charles Couilloux, soldat au septième régiment d’infanterie de ligne, quatrième bataillon, troisième compagnie, né à Rignat département de l’Ain, passant en cette ville, faisant partie d’une évacuation de militaires malades et blessés de l’armée (ils ignorent les noms et prénom de ses père et mère), est décédé le jour d’hier, à une onze du soir, en la maison Numéro 78, section G.
Et ont les déclarants signé avec nous le présent acte, après lecture faite.

Signatures :
Vagnet — Abram — Launay

Voici le contexte historique probable dans lequel le soldat Charles Couilloux, natif de Rignat, soldat au 7 régiment de ligne (3 compagnie), est décédé à l’hôpital d’Épinal le 6 janvier 1814 :

 Contexte : la Campagne de France (1814)

En 1814, la France impériale de Napoléon Ier faisait face à une invasion directe par les armées coalisées (principalement autrichiennes, prussiennes, russes et alliés) après la défaite française à Leipzig en octobre 1813. Ces armées pénétrèrent en France à la fin de 1813 et au début de 1814 dans ce que l’on appelle la Campagne de France (décembre 1813–mars 1814), marquant le déclin de l’Empire napoléonien.

Début janvier 1814, des combats intenses se déroulaient sur le territoire français contre les forces coalisées, avec notamment des engagements près de Langres, Bar-sur-Aube, Brienne et dans le nord‑est de la France.
• Le 1ᵉʳ janvier, Blücher traversa le Rhin et marcha vers Nancy ; le 3 janvier les Alliés occupèrent Montbéliard ; le 7 janvier ils entrèrent à Dole, et plusieurs villes stratégiques de l’Est étaient tombées aux mains ennemies.

Rôle du 7 régiment de ligne

Le 7 régiment de ligne faisait partie des unités de l’Armée française en 1814, mobilisées dans le cadre de cette campagne de défense du territoire contre les forces coalisées. L’armée française à cette période était affaiblie, en grande partie reconstituée rapidement à partir de restes de régiments et de levées de conscrits, et engagée dans des combats difficiles.

Décès à l’hôpital d’Épinal : causes probables

Épinal (dans les Vosges) était sur le chemin de la retraite et du regroupement des troupes françaises dans les premiers jours de 1814 et fut un lieu où de nombreux soldats malades ou blessés furent mis en traitement ou évacués.

Les causes les plus courantes des décès de soldats dans les hôpitaux à cette époque étaient :

  • Blessures de combat, parfois survivantes jusqu’à plusieurs jours avant de succomber.
  • Maladies infectieuses (typhus, fièvres, dysenteries) sévissant dans les camps et convois de troupes, particulièrement en hiver. C’est très documenté pour cette période où des milliers de soldats revenant d’Allemagne étaient malades et mouraient dans les hôpitaux français.
  • Épuisement et conditions sanitaires difficiles dans les formations sanitaires de l’arrière‑front lors de la campagne.

Étant donné que Charles Couilloud est décédé à un hôpital (et non immédiatement au combat), il est très plausible qu’il soit mort des suites de blessures ou d’une maladie contractée lors de la campagne, dans un contexte d’épidémies et d’épuisement largement répandu parmi les troupes françaises à cette période.

 

Claude FOLLIAT :

Né le 7 juin 1787, fils de Joseph et Marianne Pilloud.

Il décède à l'hôpital de Zamora le 30 mai 1812, âgé de 25 ans.

Soldat de l’Empire (Premier Empire)
Voltigeur – 1ère compagnie, 3 bataillon – 101 Régiment d’infanterie de ligne

Les voltigeurs étaient des fantassins d’élite, légers et rapides, sélectionnés pour leur agilité et leur adresse au tir. Ils servaient souvent en tirailleurs en avant de la ligne.

Contexte du 101 RI en 1812

En 1812, le 101 RI participe à la campagne d’Espagne, notamment dans la région de Castille-et-Léon, où les troupes françaises occupent plusieurs villes tout en faisant face à une guérilla constante. Les combats, les marches forcées, la chaleur et surtout les maladies font autant de victimes que les engagements militaires.


Hospitalisation et décès

  • Lieu d’hospitalisation : Hôpital militaire de Zamora (Espagne)
  • Date d’admission : 27 mai 1812
  • Date de décès : 30 mai 1812
  • Cause du décès : Fièvre (probablement typhus, typhoïde, ou fièvres « des hôpitaux » très fréquentes dans la campagne d’Espagne)

Les hôpitaux militaires espagnols en 1812 sont surchargés. Les fièvres contagieuses y provoquent des taux de mortalité extrêmement élevés. Nombre de soldats meurent sans avoir été blessés au combat, victimes d’épidémies.


Philibert Laurendet :

Il naît le 27 juin 1790, fils de Jean et Jacquemine Morelet. Il décède le 30 avril 1814 à Agen, âgé de 23 ans

 

Transcription acte de décès n° 18 – Laurendet Philibert

L’an mil huit cent quinze, le vingt-huit du mois de décembre, par devant nous Joachim Cartier, adjoint et officier de l’état civil de la commune de Rignat département de l’Ain, canton de Pont-d’Ain, ont comparu Messieurs […], exécuteur d’un acte de décès et copie d’extrait mortuaire de Laurendet Philibert, canonnier à la 11ᵉ compagnie du 2ᵉ régiment d’artillerie à pied, natif de Rignat, canton de Pont-d’Ain, département de l’Ain,
lesquels nous ont déclaré que le cinq du mois d’avril 1814, est décédé le 30 du dit mois d’avril 1814, à l’hôpital militaire d’Agen, des suites de fièvres. Je soussigné économe du dit hôpital certifie ledit décès est certifié par l’extrait mortuaire ci-présent et conforme au registre d’entrées dans ledit hôpital, fait à Agen le 30 avril 1814 et signé Brachet, sur un registre des guerres de l’année […], à l’heure du […].

Et les déclarants ont signé avec nous le présent acte, après que lecture leur en a été faite.

Guerre, soldat, commissaire des guerres chargé de la police de l’hôpital d’Agen, certifie que la signature ci-dessus est celle de Brachet reconnue et que le Sieur […], a signé le 30 avril 1814, le certificat mortuaire ci-présent conforme.

Signé : Cartier, adjoint.

Canonnier à 14ème compagnie du 2ème régiment d’artillerie à pied

Entré à l’hôpital militaire le 5 avril 1814 où il décède le 30 avril 1814 par suite de fièvre.

Ce que permettent de dire les sources :

  • Le 2 régiment d’artillerie à pied a participé à la campagne de France en 1814 ; après le rappel en France il a été réorganisé à Besançon puis dirigé vers La Fère (donc ses éléments ont circulé entre places comme Besançon, La Fère, et les itinéraires de la campagne)
  • En avril 1814 la situation était chaotique (campagne de France, abdication début avril) : beaucoup de malades/morts furent concentrés dans les grands hôpitaux parisiens (Val-de-Grâce, Hôtel-Dieu, la Salpêtrière, etc.) mais aussi dans des hôpitaux de garnison et ambulances partout sur l’itinéraire des corps d’armée.

Henri LAPRAS ou LAPRAT :

Henri Laprat, né à Rignat, le 9 mai 1777, fils de Marie Joseph et Marie Bottex. Il meurt à Trévise en Italie le 26 novembre 1805 âgé de 28 ans.

demeurant à Rignat, est conscrit de l’an VI.
Il entre en service le 2 messidor an XI (21 juin 1803) au 56 régiment d’infanterie de ligne.
Blessé au combat le 3 frimaire an XIV (24 novembre 1805), il décède à l’hôpital de Trévise le 5 frimaire an XIV (26 novembre 1805).

Son frère, conscrit de 1813, est placé provisoirement en fin de dépôt.( signifie généralement qu’il est maintenu à l’arrière (souvent pour raison de santé, de surnombre ou en attente d’affectation).

Le décès à Trévise correspond très probablement aux suites de la campagne d’Italie de 1805, dans le contexte des opérations précédant ou suivant Austerlitz.

 

Buffet Benoît, né le 21 février 1787 à Rignat, fils d’Antoine et de Marthe Catin.

Il décède le 26 janvier 1810 à l'age de 23 ans.
Conscrit de 1807.
Incorporé au 101 régiment d’infanterie de ligne le 19 février 1807, matricule 2339.
En garnison à Rimini en octobre 1808.
Sert comme grenadier.
Décédé à l’hôpital de Roveredo le 26 janvier 1810.

Le 101 de ligne est engagé en Italie et dans les Provinces illyriennes à cette période ; les décès en hôpital (Roveredo/Rovereto) sont fréquents, souvent dus aux maladies plus qu’aux combats.

Soldat d'infanterie, canonnier, voltigeur

Guerres napoléoniennes - soldats de Rignat morts en opération
Guerres napoléoniennes - soldats de Rignat morts en opération
Guerres napoléoniennes - soldats de Rignat morts en opération

Article du Point Publié le 01/10/2022 

« Un nouveau livre passionnant paru aux éditions Perrin revient sur les moyens employés par les Français pour éviter d'aller mourir sur les champs de bataille de Napoléon Ier. Dans Les Mythes de la Grande ArméeFrançois Houdecek, un des coauteurs, spécialiste des questions militaires sous l'Empire, lève le voile sur ces différents stratagèmes, légaux ou non, qui permirent à certains de passer entre les vagues de mitraille. Si ces cas de résistance, d'insoumission ou de désertion étaient bien réels, ils étaient loin d'être majoritaires – près de 2,4 millions d'hommes ont servi dans les rangs de l'armée de 1792 à 1815.

Pour les jeunes Français, le système d'enrôlement date du Directoire, juste avant l'Empire : les hommes âgés de 20 à 25 ans sont tenus de se faire recenser, avant d'être convoqués au conseil de recrutement qui procède par tirage au sort. Un petit numéro, vous voilà bon pour le service, tandis qu'un grand numéro vous bascule dans la réserve jusqu'à vos 25 ans révolus, à condition toutefois d'être apte au combat. Et c'est là que vous avez une chance d'éviter de partir pour le front.

Des motifs d'exemption aussi divers que variés

Les motifs d'exemption de service sont en effet nombreux, rappelle François Houdecek : il faut mesurer plus de 1,62 m – Napoléon va abaisser la mesure à 1,51 en 1813 pour récupérer plus de troupes – ne pas avoir un frère déjà sous les armes, ne pas être fils unique d'une personne de plus de 71 ans, ni prêtre ni travailler dans une manufacture d'armes ou une industrie stratégique…

À cela s'ajoutent les exemptions médicales qui donnent lieu à toutes les combines possibles, comme on le voit dans toutes les armées… « Les recruteurs doivent faire face régulièrement à des cas de myopie, de surdité, d'incontinence, de douleurs articulaires ou musculaires et, en terre non francophone, comme en Bretagne ou en Belgique, des jeunes qui disent ne pas comprendre la langue, explique l'historien François Houdecek. Plus grave, certains achètent des potions qui provoquent des malaises, des problèmes gastriques ou ophtalmologiques… C'est ainsi qu'un élève en médecine est arrêté en 1807 pour avoir vendu une poudre corrosive qui a failli rendre aveugle plusieurs jeunes hommes. » Sans compter ceux qui se mutilent en se coupant une partie de l'index droit, qui sert à tirer au fusil, ou s'arrachent les incisives, nécessaires pour déchirer la cartouche.

Mais la meilleure solution reste encore de convoler, puisque tout homme marié est exempté de service. Il suffit donc de trouver son double avant la conscription et les jeunes Français sollicitent le réseau familial et les amis, quitte même à épouser une femme plus âgée… On voit ainsi se développer sous l'Empire des agences matrimoniales qui n'hésitent pas à proposer des unions parfois très mal assorties : en 1809, la préfecture du Nord déplore dix-huit mariages entre des jeunes gens et des femmes très mûres, dont l'une compte 99 ans ! Pour tenter de limiter les abus, les autorités finissent par exempter uniquement les jeunes en passe de devenir père…

Payer pour être remplacé

Autre solution pour échapper aux armes : avoir une famille riche qui paie quelqu'un pour aller se battre à votre place, un moyen peu égalitaire mais tout à fait légal. Encore faut-il avoir les moyens, car plus on avance dans l'Empire, plus la facture monte, comme on peut s'en douter : le prix du sang s'élève à 10 000 francs pour un remplaçant, une fortune quand on sait qu'un ouvrier gagne en moyenne 60 francs par mois – ce qui équivaut le ticket de remplacement à plus de 200 000 euros de nos jours. Ce type de contrat – passé devant notaire – concerne une minorité de 4,5 % des effectifs entre 1806 et 1810. Et si on dispose de moins d'argent, on peut toujours tenter de soudoyer les autorités pour permuter les numéros, car les municipalités ou l'administration impériale sont loin d'être incorruptibles…

Dernière solution, refuser carrément la conscription ou déserter pendant les campagnes militaires. Très risqué, car les autorités luttent sans merci contre le taux d'insoumission qui atteint 28 % sur le territoire de l'ancienne France, avec des pointes dans le Massif central ou les Pyrénées. Il faut dire que les réfractaires peuvent souvent compter sur la famille ou les villageois pour les cacher et les ravitailler, rendant le travail des gendarmes plus compliqué, à moins qu'ils ne tombent dans le brigandage. Plus l'Empire vacille, plus les conscrits se rebellent ou les soldats désertent, notamment en 1813, certains rentrant carrément chez eux dès la nouvelle de l'abdication connue au printemps 1814. »

 

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Dernière ligne droite pour faire des dons aux associations

Publié le par ACTEURS

Bonjour,

Dans un mois nous changeons d'année et c'est le moment où jamais de faire un don à notre association si vous voulez le déduire sur votre prochaine déclaration d'impôts.

Vous connaissez le sérieux de notre gestion et la transparence de nos comptes. L'intégralité de vos dons est dédiée à la restauration et/ou à l'entretien du patrimoine de Rignat. Et il y a du travail !

A toutes fins utiles, je joins un IBAN ci-dessous pour les virements.

Bonnes fêtes de Noël !

Cordialement

Dominique Wiart

 

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Novembre, mois des soldats morts pour la France

Publié le par ACTEURS

Mise à jour le 13/12/2025

Bonjour, 

Au cours des recherches que je mène actuellement dans les archives, je trouve des citoyens engagés volontaires, pendant la révolution, pour aller servir la nation, qui sont morts en service.

Comme un petit peu d'histoire de France ne fait pas de mal, je joins quelques pages concernant le Général Joubert et les volontaires de l'Ain.

Joseph Pilloud né à Rignat  : Onzième compagnie des Canonniers volontaires de l'Ain, également appelé 1er bataillon de la Montagne ou 1er bataillon de Bourg, formé le 1er vendémiaire an II (22 septembre 1793). Entré le 1er mai 1793 au 3ème bataillon de volontaires nationaux du département de l'Ain. Il passe ensuite à l’Armée des Alpes. Il participe à la Campagne d’Italie puis à la Campagne d’Egypte avec Bonaparte en 1798 (bataille des pyramides, siège du Caire…). Il décède à l’hôpital d’Ajaccio le 14/12/1800. Il meurt à Ajaccio parce qu’il faisait partie des soldats rapatriés d’Égypte, envoyés se faire soigner dans les hôpitaux militaires de Corse.
Il est décédé de maladie, très probablement liée à son service dans l’Armée d’Orient.

Charles Berger né à Rignat  : Il se porte volontaire en 1796, à 18 ans (il a du tricher sur son âge !), à la 53ème demi-brigade de ligne. Le Directoire votera une nouvelle levée de 200000 conscrits le 23 septembre 1798. La 53ème demi-brigade de ligne fait partie de l’avant-garde de l’armée mobilisée contre la deuxième coalition, sous le commandement des généraux Soult, Mortier et de La Val. Le 12 mars 1799, la France déclare la guerre à l’Autriche. Le Directoire oppose quatre armées à l'Autriche : Jourdan doit attaquer en Allemagne du Sud, Bernadotte doit protéger son flanc gauche, Schérer doit opérer en Italie du Nord et Masséna en Suisse. Les armées françaises sont partout en infériorité numérique, ce qui rend une offensive générale très aléatoire. Seul Masséna atteint le Vorarlberg. Les autres sont repoussés. Jourdan passe le Rhin mais il est bloqué à Ostrach et battu à Stockach le 25 mars 1799. C’est au cours de cette bataille que Charles Berger est fait prisonnier. Après Stockach, les prisonniers français sont généralement envoyés dans les dépôts austro-hongrois, souvent en Bohême, Moravie, Hongrie, ou dans les forteresses de Kufstein, Brünn, Olmütz, etc. Les conditions de détention y sont très dures : manque de nourriture, maladies (typhus, dysenterie), promiscuité, climat difficile.  La majorité des soldats morts en captivité meurent de maladie, pas d’exécution.

Charles Berger est cité dans les états de service de la Première compagnie de l’observatoire : Sous-officier, caporaux et chasseurs : « Berger Charles, de Rignat (Ain), 18 ans Volontaire à la 53ème demi-brigade de ligne ; prisonnier de guerre, 25 mars 1799 ; mort en captivité ».

 

Jacques Berger né à Rignat : Entré au 9ème bataillon de volontaires nationaux du département de l’Ain  le 28ème brumaire an 2 (18/11/1793). A l’hôpital depuis le 19 thermidor an 2 (6/8/1794) et rayé des contrôles à la revue le 1er messidor an 9 (20/6/1801). Décès à 24 ans le 20/10/1794.

Les bataillons de volontaires de l’Ain ont principalement été engagés majoritairement sur le front de l’Est (Alsace, frontière du Rhin) et intégrés aux demi-brigades lors des réorganisations de 1794–1796.

 

François Virieux né à Rignat : 

Il sert comme caporal à la 5ème compagnie du 2ème bataillon de la 199ème brigade. Il décède de fièvre le 30 nivôse an IV (20 janvier 1796) à l’hôpital de Finale de Gênes en Ligurie.

Contexte général : Nous sommes avant l’offensive de Bonaparte (qui commence en avril 1796). L’Armée d’Italie, commandée alors par Schérer (puis Kellermann), est mal équipée, mal nourrie, dispersée sur la Riviera ligure.

L’armée est en quartiers d’hiver.

Finale (Finale Ligure) est alors un point côtier stratégique, un lieu de cantonnement, un centre logistique et sanitaire important.

On y trouve : des hôpitaux militaires, des dépôts de vivres, des troupes chargées de garder la côte, surveiller les communications, contenir les forces austro-sardes dans l’arrière-pays. De très nombreux soldats y meurent de maladie, surtout de fièvres et d’affections liées à la fatigue et au manque de soins.

Image d'un soldat volontaire de l'an II

Image d'un soldat volontaire de l'an II

Publié dans TEMOIGNAGE, CULTURE

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Cloche Marie Didier de Rignat

Publié le par ACTEURS

En travaillant sur les archives de Rignat, je tombe sur l'acte de baptême de la cloche Marie Didier le 17 mars 1765.

Cloche Marie Didier de Rignat
Cloche Marie Didier de Rignat

Paul Catin nous apprend dans son livre sur Rignat que Marie Didier fut fondue en 1795 pour être convertie en canon... Triste époque.

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Expo peinture à Saint Martin du Mont

Publié le par ACTEURS

Les anciens élèves de l'atelier peinture de Rignat ont poursuivi l'aventure avec Régine Mathy qui a un atelier à Saint Martin du Mont.

Vous pourrez admirer leurs oeuvres lors de cette exposition.

Expo peinture à Saint Martin du Mont

Publié dans CULTURE

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Article du Progrès

Publié le par ACTEURS

Bonjour,  

Le Progrès mentionne le nom d'ACTEURS dans sa parution de ce jour au sujet de l'église de Meyriat.

 

Article du Progrès
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